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Les chapelles souterraines du soissonnais

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mercredi 26 mars 2008, par Eric L., Jean-Paul Delacruz

La zone de combats située entre Lassigny et le chemin des Dames est truffée d’anciennes carrières dont la plupart portent dans la pierre le témoignage des combattants de la Grande Guerre.
Les thèmes abordés étaient extrêmement variés, allant du simple autographe au tableau régimentaire en passant par les représentations érotiques, l’héraldique et le fléchage militaire ou encore l’art religieux. On comprend assez aisément le recours à la foi de ces soldats qui se trouvaient confrontés quotidiennement à la mort, à la peur ainsi qu’à une très grande détresse physique et morale.

Les références religieuses gravées dans la pierre ne sont pas rares dans les souterrains bordant la ligne de front en Picardie (croix, poisson, ex-voto, etc.). En revanche, la présence de véritables lieux de culte présentant une chapelle souterraine reste exceptionnelle.

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Ex-voto dans une carrière occupée par les américains

L’existence physique d’un support à la pierre consacrée – l’autel portatif - où se fait la messe n‘est en effet pas indispensable. Deux tréteaux et une planche suffisent, autant que dans un camp scout (les scouts de l’abysse comme se plaît à le dire notre doyen !). Pourtant le désir de solenniser au moins le lieu de culte, de rappeler aussi les églises de jadis, ont poussé les soldats à la mise en place d’autels.
Placés dans de telles conditions de séjour, les sculpteurs se sont dirigés vers des formes qu’on rencontre généralement dans les églises ou chapelles troglodytes. La faible hauteur sous ciel impose des monuments modestes, toujours à l’échelle humaine. De même, les emplacements sont souvent des acculs, bien qu’un exemple montre un autel taillé dans un pilier de masse, toutes conditions limitant l’extension en largeur. Enfin, la relative tendreté des bancs lutéciens permet à un habile sculpteur une refouille soignée des décorations et des détails dont la finesse nous laisse admiratifs.

Le vocabulaire religieux s’inspire beaucoup, de même que les modèles évidents d’autels troglodytes, des formes archaïques comme l’antique monogramme XP ou les calices très simples paléo-chrétiens, le traditionnel poisson (poisson = ιχθυς = acronyme de ιησους χριστος θεου υος σωτηρ = Jésus Christ fils de Dieu, sauveur) jusqu’au plus récent sacré cœur de Jésus. La principale décoration d’un autel, la croix triomphante, n’est jamais oubliée, tantôt sur la paroi nue tantôt diffusant des rayons. La chose militaire, pour sa part, apparaît sous forme soit d’armes (généralement blanches, c’est plus noble), soit d’édifices de défense, soit encore d’attributs glorieux tels que les palmes, les couronnes de laurier, les faisceaux, sans oublier les décorations, croix de guerre et Médaille militaire. Le sabre et le goupillon, en quelque sorte !
Parfois de petites niches flanquent l’autel, très certainement destinées au dépôt temporaire, pendant le rituel de la messe, des saintes espèces.
Les orientations sont rarement relevées, et c’est dommage, mais nous permettraient de vérifier que les prescriptions canoniques sont ou non suivies. En revanche, une des règles qui impose que « nul autel ne peut être consacré s’il n’est en pierre » n’aurait pas beaucoup de mal à être satisfaite. Pourtant ces autels ne l’étaient sûrement pas, la consécration étant un exercice compliqué et peut-être un peu voyant en temps de guerre. On préférait bénir les canons et au besoin la chair à eux destinée, de préférence devant la presse. Ces autels fixes dont le silence dans les ténèbres clame pour toujours un moment de réconfort dans la terreur étaient simplement le support de l’autel portatif, la simple petite pierre contenant les reliques.

La plus importante concentration d’autels souterrains est retrouvée à l’ouest de Soissons, même si de magnifiques chapelles ont également été aménagées dans certaines creutes du chemin des Dames ou encore dans l’Oise. Ainsi, on ne trouve pas moins de 5 chapelles souterraines dans un rayon de quelques kilomètres autour de Berny-Rivière. Nous allons présenter quelques-uns de ces endroits, sans avoir la prétention d’être exhaustif.

Commençons par la plus connue de ces chapelles, et paradoxalement la moins protégée : celle de la carrière des Chauffours dans le massif de Thiescourt.
Cette très ancienne carrière de pierre à bâtir, probablement exploitée depuis plusieurs siècles, abrite au fond d’une des salles un remarquable ensemble comprenant un autel flanqué de deux tableaux d’honneur et d’une remarquable sculpture. L’autel, accolé à l’ancien front de taille de la carrière, est surmonté d’une croix rayonnante. De part et d’autre deux tableaux portent les noms de quelques soldats morts au champ d’honneur.
La chapelle de l’abbé Bargeon, aumônier militaire du 88e RI, est nimbée d’une semi-clarté provenant d’une part d’un puits situé au dessus de la chapelle et d’autre part de la lumière du jour qui filtre depuis les parties à ciel ouvert de la carrière.

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La chapelle de l’abbé Bargeon dans la carrière des Chauffours (ph. Noar)

Dans le même massif forestier, le visiteur curieux pourra également retrouver les restes au plus profond de la carrière Martin , d’un autel. A la différence des autres, cet autel n’était pas taillé dans la masse calcaire, mais bâti à partir de moellons finement taillés.
Mentionnons également dans le même secteur une petite chapelle qui se trouve profondément cachée dans la carrière Mallet. La taille est simple, en bas-relief ; la croix porte un Christ finement ouvragé, rien à voir avec l’ouvrage richement orné de la carrière des Chauffours. On note la présence de petits ex-voto en tôle émaillée postérieurs à la première guerre sur le piètement de la colonne à droite de l’autel.

Changeons de département et poursuivons notre visite par un lieu intéressant du point de vue du patrimoine religieux, la carrière dite des Chasseurs Alpins, qui comporte à elle seule deux autels. Le premier est situé à proximité de l’entrée à la croisée de plusieurs galeries. Par temps ensoleillé, a lumière naturelle vient faiblement éclairer cet ouvrage, lui donnant une composante verte due à la végétation entourant le cavage.

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Premier autel de la carrière des chasseurs alpins

L’endroit est simple, presque austère. L’autel est taillé dans la masse calcaire. Il est surélevé grâce à un socle en pierre. On y trouve la présence de deux croix, une gravée directement sur l’autel, l’autre de taille plus importante sculptée en bas-relief au-dessus de l’édifice. Une gravure à gauche du maître-autel mentionne « Autel érigé par le 2nd Bon du 67ème Ter. d’Inf. Inauguré le 18.07.1915 ».

Sous l’autel, des initiales, probablement celles du sculpteur, et une date « B.S 1915 ».

Le second situé beaucoup plus en profondeur dans la carrière est une invitation au recueillement tant l’ambiance y est paisible. Nous sommes en présence d’une véritable chapelle souterraine où aucun bruit extérieur ne vient troubler le silence.
L’autel a été taillé dans la masse par le 1er bataillon de Chasseurs alpins en 1916. L’ensemble est très abouti, avec la présence de deux pilastres à abaque entourant un calice surmonté d’une hostie. Chose curieuse, on trouve la présence de palmiers en bas-relief au dessus de l’autel (subtile référence aux campagnes coloniales où s’illustrèrent avant guerre les Chasseurs à pied, ancêtres des Alpins).

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Autel des chasseurs alpins

Les témoins les plus émouvant en ces lieux sont deux petits chasseurs d’une trentaine de centimètres se faisant face au-dessus et de part et d’autre de la table d’autel. Ces poilus sont agenouillés, les mains jointes dans une profonde attitude de recueillement. Sur les faces intérieures des colonnes se trouve un ensemble représentant un glaive, un rameau d’olivier ainsi qu’une bible avec la mention « Credo ». En ce lieu, la symbolique religieuse est intimement liée à l’iconographie militaire. Il faut noter que le tabernacle central est cantonné d’un retable fait de deux ailes à arcatures, très proche de l’ensemble crénelé de Chapeaumont décrit plus loin.
Cette remarquable chapelle est heureusement protégée des dégradations par une imposante grille et est inscrite et classée aux monuments historiques depuis plus de dix ans.

Il faut également noter la présence dans cette carrière d’un petit édifice religieux possédant une étoile de David à sa base. La hauteur du sommet de l’arc brisé n’excède pas 1 mètre au-dessus du sol. Peut-être un familier du culte israélite nous renseignera-t’il sur l’affectation probable.

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Vestige de ce qui pourrait être un monument israélite ?

Situées à quelques kilomètres à vol d’oiseau, les carrières dites du 1er Zouaves et de l’Hôpital comportent également un autel chacune.
Cette dernière a accueilli les médecins et infirmiers du service de santé du 26e RI et abrita au plus fort des combats jusqu’à 400 blessés (300 autres pouvant être logés dans la carrière voisine).

La carrière de l’Hôpital possède un petit autel dans un coin retiré. Il a été taillé en novembre 1916 par le 262e RI. Ce régiment formé initialement de Bretons est originaire de Lorient. Le frontispice de l’autel porte l’inscription en lettrage rouge "DOUE HAG ER VRO" (Dieu et le Pays).
L’autel en lui-même est très sobre. Il est taillé en bas-relief. On ne trouve pas ici de table d’autel comme à la carrière des Chasseurs alpins, le lieu s’apparentant plutôt à un oratoire. A la base de l’édifice, on retrouve la symbolique du cœur flamboyant surmonté d’une croix ; sur la droite une niche taillée dans le calcaire devait probablement abriter une statuette de la Vierge. Au dessus de cette alcôve figure une mention, dont la partie droite a été effacée : « WATIN … », peut-être le nom ou une partie du nom du sculpteur. Le parvis de la chapelle est surélevé du reste de la carrière d’une soixantaine de centimètres. On y accède par un large escalier de 5 marches sur toute la largeur de l’ancienne chambre d’exploitation. La sobriété de l’ensemble contraste avec l’autel de la carrière voisine dite du 1er Zouaves.

La carrière du 1er Zouaves possède une des plus riches iconographies militaires de la région. Plus d’une centaine de sculptures, gravures et autres dessins ont été laissés par les combattants durant ces quatre longues années.
Au plus profond de la carrière, la Chapelle du père Doncoeur a été sculptée dans le calcaire par les 35e et 298e régiments d’infanterie. Elle porte le nom de l’aumônier du 35e RI qui y officia au plus fort de la guerre avant d’être grièvement blessé dans la Somme.
Le secteur, très isolé, est propice au recueillement. Il s’agit ici d’une véritable chapelle avec son chœur séparé de la « nef » par de véritables balustrades en moellons de calcaire. Ces appareillages, bien visibles sur certaines cartes postales anciennes, ont été détruits après guerre.

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La chapelle du père Doncoeur à Confrécourt

L’édifice en lui-même est très abouti en ce qui concerne la colorisation des gravures et bas-reliefs. Le plus bel exemple est le superbe dégradé effectué à la sanguine sur les rayons du soleil qui surmontent la table d’autel. La base de la table d’autel est quant à elle assez classique avec quatre colonnes à abaque, astragale et plinthe. Les deux colonnes centrales entourent une croix celtique. De part et d’autre de ces colonnes figurent les insignes régimentaires des 35e et 298e RI avec un glaive et une feuille de palme. La couleur rouge met en avant ces deux gravures. Le pied d’autel présente la mention «  CAMPAGNE 1914 1915 », témoignage de l’engagement de ces régiments au début du conflit. Au-dessus de l’autel se trouve un ensemble représentant une croix sur le mont Golgotha avec un soleil en arrière-plan. Aujourd’hui, le Christ cloué sur la croix a disparu, et seuls subsistent les marques des clous. L’ensemble est coiffé d’une inscription patriotique « DIEU PROTEGE LA FRANCE ! » en lettrage rouge.
On remarque à droite de l’autel, comme c’était également le cas dans la chapelle bretonne, la présence d’un bénitier sculpté dans la masse. A droite de la chapelle, un escalier taillé dans la masse calcaire aboutissait aux tranchées de première ligne, la partie supérieure est aujourd’hui comblée. Comment imaginer l’état d’esprit des poilus recevant une bénédiction en quittant par cet escalier ce refuge souterrain afin de monter à l’assaut ?

Notons que ces trois chapelles font l’objet d’un chapitre dans l’émouvant livre de JL Pamart [1].

Quittons maintenant ces superbes carrières pour nous rendre dans une ancienne exploitation très isolée dans la forêt de la butte de Chapeaumont. Ce lieu, aujourd’hui gardé par les sangliers, recèle également un très bel autel ainsi que de nombreuses inscriptions lapidaires. La chapelle a été heureusement été protégée par une grille permettant tout de même de l’admirer.

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Chapelle sous la butte de Chapeaumont (ph. Noar)

Ici encore, le maître-autel réalisé en juin 1916 est flanqué de magnifiques inscriptions lapidaires en bas-relief rehaussées à la sanguine présentant les campagnes de plusieurs régiments d’infanterie ; sous les blasons régimentaires s’entrelacent les noms d’anciennes batailles et de combats récents de la Grande Guerre.
L’autel surélevé de deux marches par rapport à la chapelle a été sculpté dans la masse de calcaire. Il est d’une richesse ornementale fabuleuse. Comme à la carrière des Chasseurs alpins, symbolique religieuse et militaire sont ici intimement liées : au pied de l’autel les feuilles de laurier entourent le sabre et les baïonnettes, la coquille du sabre, tournée vers la droite, formant la boucle supérieure du P dans le monogramme χρ (les deux premières lettres de Khrhistos) ainsi reconstitué par l’entrelacement d’armes. Sur la table de l’autel, le calice et l’hostie dans leur tabernacle surmonté de la croix sont au centre d’un superbe ensemble de colonnes et créneaux en bas-relief.
Au dessus de l’autel, une inscription lapidaire rehaussée à la sanguine " VIVE LE CHRIST QUI AIME LES FRANCS" (le Christ aimait les Francs, Dieu le Père était avec les Allemands... Et l’Esprit saint ? Sans doute aucun combattant n’a-t-il osé l’invoquer, sa représentation étant la colombe...) n’est pas sans rappeler celle de la carrière du 1er Zouaves.

Continuons notre visite vers l’est et les contreforts sud du chemin des Dames où se cachent de magnifiques chapelles au plus profond d’anciennes creutes.

Au-dessus du village de Vailly-sur-Aisne, était exploité de longue date un ensemble de carrières de calcaire. Déjà bien avant la Grande Guerre ces carrières firent parler d’elles.
Plus tard, au cours de la Grande Guerre, elles servirent d’abris aux troupes allemandes, puis françaises et enfin de l’AEF (American Expeditionary Force). En arrivant dans les carrières de Rouge-Maison, les doughboys découvrent une chapelle en demi-cercle nichée au fond de cette ancienne creute. Ici, pas d’autel majestueux, mais une succession de tableaux et d’évocations religieuses sculptées par un artiste vendéen du 137e RI : Christ en croix, calice et hostie, tables des commandements, alpha et oméga, sans oublier le sacré coeur flamboyant, symbolique du XVIIe siècle mais tellement proche du double coeur cher aux Vendéens depuis le plus lointain passé chrétien. A l’entrée de cette chapelle, un petit bénitier entouré de lierre a été taillé dans la masse jaunâtre de calcaire.
Cet endroit unique est heureusement protégé et peut se visiter lors des journées du patrimoine.

La carrière de l’Eléphant (Elefanthöhle) possède elle aussi sa chapelle souterraine. L’autel présente la particularité d’avoir été taillé, non pas dans le front de taille, mais dans un pilier tourné, le plaçant ainsi au centre d’une vaste salle.
Ici l’autel est simple, presque dépouillé. Le dessus de l’autel est évidé, ne laissant subsister que des colonnettes qui semblent soutenir un dais. Seuls quelques éléments géométriques : colonnes au-dessus de l’autel et sobres bas-reliefs sur le devant d’autel, complètent cet ouvrage. Malheureusement, cette chapelle a subi l’épreuve du temps et des visiteurs peu scrupuleux : les colonnettes ont été brisées et gisent au pied de l’autel, certains bas-reliefs ont été grattés.

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Autel de la carrière de l’éléphant (Ph. JFW)

Plus loin, une autre creute abrite également un très bel autel. Sa structure rappelle celle de la carrière de l’Eléphant, mais dans l’ensemble l’autel a mieux résisté à l’usure du temps. Ici, pas de référence ou de symbolique militaire, seul le monogramme "IHS" (abréviation et translittération imparfaite du nom de "Jésus" en grec) est ciselé au centre du pied de l’autel. Concernant ces deux chapelles, nous n’avons retrouvé ni signature, ni inscription régimentaire qui permettraient de donner des informations précises quant à leur origine. Seules des hypothèses peuvent être avancées, en se basant sur les historiques régimentaires (voir l’article de Jean-François).

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Une chapelle au chemin des dames (ph. JFW)

Nous nous sommes posé la question de savoir si les allemands ont eux aussi réalisé ce genre d’ouvrage. La réponse nous a été apporté sur le forum 14-18 suite à la question posée par Jean-Paul : selon toute vraisemblance, le dernier autel décrit serait bien du à un sculpteur teuton. Deux photos sur un forum internet présentent pour la première deux soldats allemands devant l’autel, et pour la seconde un office au même endroit.
Il est intéressant de noter, sur les photos d’époque, que sur la gauche de l’autel, un cadre mentionne une possible date de création en novembre 1915 "Erbaut 19 nov. 1915 RIR 30. 7 Komp." ainsi que le dessin à la peinture noire d’une croix de fer. Actuellement, si l’on retrouve bien la trace de ce cadre, le dessin et les inscriptions allemandes ont été grattées, probablement en 1917 par les français soucieux de chasser du plus profond des carrières toutes traces de la présence de l’envahisseur d’outre-Rhin.
Ainsi, l’autel de la carrière de l’éléphant qui est très semblable à celui-ci serait également d’origine allemande ? Cette origine expliquerait pourquoi la partie centrale de la table de l’autel a été elle aussi grattée ; peut-être présentait-elle également quelque inscription, qui en 1917, n’était pas du tout du goût de nos poilus ?
Alors, Faut-il voir dans le style épuré de ces autels (en effet, nous sommes bien loin du style flamboyant des chapelles françaises de Chapeaumont ou de Confrécourt ) un signe de la rigueur allemande ? Dans tous les cas, une étude approfondie de ces deux monuments semble nécessaire.

Pour conclure, espérons que ce magnifique et original patrimoine souterrain intimement lié à la Grande Guerre subsistera encore de nombreuses années et ne sera pas vandalisé. On ne peut que souhaiter que ces endroits puissent faire l’objet de procédures de classement aux monuments historique et de protection comme c’est déjà le cas pour certains d’entre eux.

Notes :

[1] JL Pamart - Le paysan des poilus. Edition des Equateurs (2004)


  • Messages publiés : 1 (triés par date)
  •   1 -

    3 juin 2008 15:38, par clio Oise 14-18

    Bonjour, J’’ai lu avec plaisir votre présentation des autels car vous offrez des descriptions architecturales détaillées. voici mes commentaires :

    1. Je suis surprise pour les informations sur l’autel de la carrière Martin : vous parlez de moellons taillés... je n’ai plus vu aucun autel dans cette carrière lors de mes visites, mais seulement un reliquat infime de ce que je suppose avoir été un socle ! y a-t-il confusion de lieu ? ai-je arpenté les lieux aux mauvais endroits ?

    2.pour ce qui est de l’autel des chasseurs alpins, avec deux ORANTS, ne peut-on voir dans les palmiers une symbolisation de la Jérusalem céleste ?

    3. je ne vous suis pas quand vous évoquez une balustrade sur les cartes postales anciennes dans la chapelle du 1er zouave car je ne la vois pas sur votre carte postale... éclairez moi SVP

    4. pour les autels Elephant, en effet les photos d’époque complètent nos vestiges ; je les avais vues dans le livre de Malinovski.

    5. pour Rouge-Maison sauriez-vous me donnez l’explication du "sac" sur le dos du poisson (ICHTUS) ; je ne l’ai pas mémorisée lors de la visite et ne la retrouve aps dans les pages du livre de Lachaux. Clio Oise 14-18