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Les premiers travaux de mines - région Alsace

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samedi 5 septembre 2009, par JFW

Cote 607

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Lusse, que domine la cote 607

La cote 607 est aux mains des Français au début du conflit ; les Allemands l’attaquent à partir de décembre 1914 en utilisant la technique classique de la sape : se rapprocher le plus possible de l’adversaire sous la protection de tranchées que l’on pousse en avant petit à petit et qu’on relie par des parallèles.

Entre fin décembre 1914 et mi janvier 1915, les Allemands sont parvenus à proximité immédiate des tranchées françaises au moyen de cette méthode.

Les Français décident alors d’utiliser des mines pour supprimer la menace. Mais dans le même moment, les Allemands creusent aussi. Si dans un premier temps leurs intentions ne sont pas très claires (mines ou contre-mines), Cela ne durera pas.

La première explosion est française ; elle est due à un camouflet de 40kg de cheddite (notons la faiblesse des charges en ce début 1915) pour contrecarrer des travaux allemands tout proche. Mais la charge est trop faible ou la galerie ennemie trop éloigné ; cette charge n’aura aucun effet.

Les explosions suivantes sont allemandes ; elles surviennent le 18 février, l’une sous la tranchée de première ligne, l’autre sous un blockhaus. Elles sont le prélude à une forte attaque ; comme ces explosions n’atteignent pas leurs objectifs, les Allemands chargent précipitamment pendant toute la journée une troisième chambre qui explose à 20h30 sous le même blockhaus que précédemment. Cette explosion est une réussite et l’assaut allemand qui suit est un succès limité ; il parvient bien à prendre les premières tranchées françaises mais ne parvient pas à gagner plus de terrain. Nénamoins, les différentes attaques allemandes parviendront à gagner 500 mètres, donc le saillant de la cote 607, le 21 février.

La Chapelotte

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Col de la Chapelotte

En septembre 1914, les Allemands tiennent le Noir Colas, tandis que les Français sont à plus de 4 kilomètres et leurs patrouilles parviennent couramment à aller à l’est de la maison forestière de la Chapelotte ; les Français occupent donc la cote 542 au milieu d’octobre 1914 et commencent à organiser la zone, sans encombre. Le front de la 41e DI se révélant trop important, demande fut faite à la 71e DI (à gauche de la 41e DI), d’étendre son propre front jusqu’au col de la Chapelotte, chose faite fin janvier, mais avec fort peu de troupes. Une attaque de surface allemande de grande envergure se déclenche le 27 février 1915 et pendant plusieurs jours, jusqu’au 2 mars, ce ne sont qu’attaques et contre ataques françaises pour essayer de reprendre le terrain perdu. La même conclusion a eu lieu à la Chapelotte qu’à la cote 607 : la crête est perdue, mais les deux adversaires sont extrêmement proches.

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La première attaque souterraine est sans conteste possible allemande. Le 08 juin à 2h00, les Allemands font sauter une très forte mine. L’explosion ensevelit un certain nombre d’hommes. Aucune attaque d’infanterie ne suit. Le 15 juillet à 15h45, les Français font exploser un camouflet pour parer une attaque de mine allemande dirigée contre les tranchées ; à partir de cette date, les Français ont l’avantage.

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Le 01 août à 6h10, les Français font exploser un fort camouflet qui détruit les travaux d’approche exécutés par les Allemands et détruit leurs tranchées. Le 05 août, les Français font exploser une mine pour détruire une attaque souterraine ennemie. Le 21 août, l’artillerie française exécute un tir de surprise sur les hauteurs de la cote 542, tandis que le Génie fait exploser une mine qui bouleverse tout le terrain compris entre les tranchées des adversaires.

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Enfin, le 04 septembre, le génie français fait exploser un fourneau qui bouleverse les rameaux allemands ; un nouveau camouflet est joué le 5.

Fort Régnault

Les sentinelles françaises perçoivent le premiers bruits souterrains début juillet 1915, donc fort tardivement.

La Fontenelle

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Là encore, les Français occupent cette zone et ce sont les Allemands qui vont tenter de les en déloger. Le 8 décembre 1914, les Français entendent pour la première fois des bruits de mines suspects sous un blockhaus. Deux rameaux d’écoute sont alors commencés ; en même temps, ordre est donné d’avancer par la sape. Fin décembre, un nouveau puits est ouvert dans les nouvelles positions françaises (avancées de 130 mètres) afin d’anticiper un rameau offensif en cas d’attaque demandée par le commandement. La première attaque est française et se produit le 27 janvier 1915 avec un succès mitigé. Le véritable début du conflit souterrain commence début mars 1915 par les Allemands, les Français se contentant dans un premier temps de contre mines. Avant la première explosion aura lieu une rencontre souterraine entre Allemands et Français, qui se soldera par une petite explosion française détruisant la tête du rameau ennemi. La première réelle explosion de mine est allemande et a lieu le même jour. L’entonnoir produit fait 14 mètres de diamètre, ensevelissant à jamais 4 sapeurs mineurs français. Vont avoir lieu régulièrement mines et camouflets de part et d’autre, jusque fin juin 1915 où auront lieu des combats intenses afin d’avoir la maitrise de la cote 627.

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